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2026 Une promenade dans le silence des allées du cimetière remplir Tirage à 33 exemplaires numérotés et signés Tirage en version courante
LE LIVRE DES JACQUES Le livre des jacques est un PENSER / CLASSER, un ensemble de paires, une partie à jouer, variation de rythmes, de mots s’emboitant les uns dans les autres. C’est un souvenir, une pièce manquante, un bout de ferraille, une belle occasion. Jacques est un monde insondable comme l’océan. Il est présent dans tout ce qui existe. C’est une forme insolente de gravité, émergeant d’un besoin jamais comblé. LE LIVRE DES JACQUES paraitra aux éditions Jacques Bremond au printemps 2026 Anne Houdy a proposé la lecture d’un texte tout en volutes. Son écriture est dépliée à souhait. Elle emprunte les sentes, les chemins de chasseurs et les passages de bêtes qui ne les fuient pas mais les précèdent de quelques heures d’instinct et les laissent aussi penauds que leurs chiens serviles. Anne Houdy est là, au creux de ses mots, aux asymptotes de leurs échos, plus affirmée dans ses silences que dans ses mots pourtant posés, édifiés. Il y a sans cesse ce décalage comme une patine qui ressemblerait à un humour personnel, élégant et ténu, une assertion que rien d’autre que les mots et ce qui en déborde n’est important ou l’inverse, c’est selon les choix multiples. Un peu comme un jeu, elle tutoie le je, sien et nôtre et le partage des connivences fait sourire. La lecture prend corps et le nerf du texte tendu jette un pont entre l’écriture vive et ramassée et cette foisonnante proposition qui semble partir tous azimuts. L’écriture est comme obsessionnelle d’elle-même. Elle cherche à s’écrire et le fait dans une verve intarissable. C’est gai, drôle et cocasse mais aussi, insoutenable dans la gravité qui point, par moments, quand l’urgence semble la talonner comme un besoin envahissant, une nécessité anthropophage.
Rencontre / Voyage Projet en cours Souvent en rêve, je mets les virgules d’abord - Cette phrase de Dominique Fourcade m’a déplacée. Je ne sais pour quelle raison, j’y reviens sans cesse. C’est donc un poète qui s’exerce dans ce déplacement. Sa page est le paysage qu’il parcourt. La phrase est un terrain. Il vagabonde dans les alinéas, déborde dans les marges, emprunte des passages étroits. Il suit du doigt le tracé d’une phrase sur le départ, la courbe d’un mot, à la recherche d’un titre perdu, d’une syllabe manquante, d’une voyelle oubliée en forêt. Il contourne un paragraphe raturé la veille, traque le verbe irrégulier et la virgule sauvage. L’écriture est un enchainement, une articulation de mots, de phrases à terminer ou à refaire, des mouvements à reprendre, des paragraphes à relier. Ce projet en cours est acceuilli en novembre à La Chartreuse, Centre National des Écritures du Spectacle en novembre.
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